(Intro – voix douce, lente)
Yeah…
Encore une fois, j’ai trop donné…
Et le silence me répond, comme toujours.
(Couplet 1)
J’fais tout bien, j’fais tout vrai, j’fais tout propre,
Mais les gens m’regardent sans voir mon corps.
J’me perds dans leurs yeux sans décor,
J’souris, mais dedans, c’est mort.
J’prends sur moi, j’parle peu,
J’fais semblant qu’ça m’touche pas trop,
Mais j’sens la pluie dans mes yeux,
Chaque fois qu’je tends la main — trop tôt.
J’me dis qu’c’est normal, qu’faut encaisser,
Qu’la vie m’fera pas de cadeau,
Mais quand t’as tout donné sans blesser,
Pourquoi on t’jette comme un fardeau ?
(Refrain – voix grave, lente, écho)
Toujours le même froid,
Même quand j’me donne en entier.
J’me bats contre moi,
Mais j’finis seul à m’plier.
J’ai crié sans voix,
Trop de fois sans être écouté.
Toujours le même froid…
Toujours le même froid.
(Couplet 2)
On dit qu’j’suis calme, qu’j’prends du recul,
Mais personne voit tout c’que j’accumule.
Des cicatrices sous la pudeur,
Des mots coincés dans la douleur.
J’me perds dans mes pensées,
J’rêve d’un monde qui m’comprendrait,
Mais plus j’avance, plus j’vois clair,
Et plus la vie m’fait reculer.
J’pardonne trop vite, j’retiens trop fort,
J’fais des promesses qu’on m’détruit encore.
Et quand j’me relève, j’suis plus le même,
Chaque coup change mon cœur, quand même.
(Refrain – plus émotionnel)
Toujours le même froid,
Même quand j’me donne en entier.
J’me bats contre moi,
Mais j’finis seul à m’plier.
J’ai crié sans voix,
Trop de fois sans être écouté.
Toujours le même froid…
Toujours le même froid.
(Pont – instrumental doux, voix chuchotée)
Alex, t’as voulu bien faire, t’as cru trop fort,
Mais le monde t’a rendu encore plus fort.
Pas parce qu’il t’aime, mais parce qu’il t’use,
Et t’as dû sourire quand tout s’refuse.
(Final – voix lente, brisée)
J’ai trop donné, ouais, j’l’sais,
Mais j’sais plus comment aimer.
Chaque fois que j’crois en quelqu’un,
C’est comme serrer le vide entre mes mains.
Alors j’parle peu, j’regarde loin,
J’fais semblant d’aller bien.
Mais dans le fond, j’suis pas froid,
C’est juste le monde qui l’est pour moi.
(Outro – piano, voix éteinte)
Toujours le même froid…
Toujours le même froid.
Et moi j’continue d’y croire…
Même sans espoir.