On s'est aimé fort une nuit,
Des silences plein d'infini,
Mais le temps, le quotidien
A arracher mes rêves des tiens.
Et puis tu pars sans te retourner
Avec mon cœur dans tes valises.
Me voilà seul sur le chemin,
Que nous tracions à plusieurs mains.
Mes larmes coulent sans faire de bruit,
C'est une fin que j'ai pas choisie.
Et dans mon spleen, tu sais, j'm'enlise
Car je vis comme un désespéré.
Je garde des bouts de toi partout ;
C'est ton odeur, une ombre douce
C'est ton sourire, le vert de tes yeux
Et mon cœur est transpercé
Par les flèches de la rancoeur.
Et puis tu pars sans te retourner
Avec mon cœur dans tes valises.
Me voilà seul sur le chemin,
Que nous tracions à plusieurs mains.
Mes larmes coulent sans faire de bruit,
C'est une fin que j'ai pas choisie.
Et dans mon spleen, tu sais, j'm'enlise
Car je vis comme un aliéné.
J'ai la jalousie fertile.
Je vois des images de peaux,
De mains qui te touchent, te caressent,
J'ai des idées qui rongent, qui hantent
Et ces folies dans ma tête,
Font la solitude de mes nuits,
De la vie sans toi, mon amour.
Et puis tu pars sans te retourner
Avec mon cœur dans tes valises.
Me voilà seul sur le chemin,
Que nous tracions à plusieurs mains.
Mes larmes coulent sans faire de bruit,
C'est une fin qu'j'ai pas choisie.
Et dans mon spleen, tu sais, j'm'enlise
Car je vis comme un drogué.
Seul sur le chemin, les mains vides
Je me noies dans un océan de tristesse
Un amour perdu et une douleur infinie.