Je suis mort, oui on m’a tué
Mon cœur ne bat plus, mon souffle est coupé
Mes poumons cherchent l’air, mais l’air me fuit
Mon corps lâche prise, doucement s’éteint la vie
Mais le pire n’est pas le sang versé
Le pire, c’est la main qui l’a fait couler
Celui qui parlait comme moi, marchait comme moi
Un frère de langage, un frère de combat
Je me vide de mon sang en silence
Personne ne voit mon agonie
Je crie, mais l’écho m’abandonne
Trahi par un frère, laissé pour mort ici
Celui qui devait me soutenir m’a fait tomber
Celui qui devait me relever me maintient au sol, figé
Je lui ai tendu mon épée pour qu’il la range
Il l’a levée contre moi, sans trembler, sans échange
Il a transpercé mes côtes, touché mon cœur
Blessure profonde, bien au-delà de la douleur
J’essaie d’arrêter l’hémorragie de mes forces
Mais plus je lutte, plus la mort s’impose
Je me vide de mon sang en silence
Personne ne voit mon agonie
Je crie, mais l’écho m’abandonne
Trahi par un frère, laissé pour mort ici
Mon cœur ralentit, mes poumons s’affaissent
Mon corps gît à terre, oublié, sans promesse
Je me noie dans mon propre sang
Et le monde continue, indifférent, innocent
Comme Uri, je suis mort pour ce qui m’appartenait
Sans le savoir, je l’ai cédé avec loyauté
J’ai donné ma confiance comme on donne sa vie
Et c’est elle qui m’a été reprise, sans bruit
Je me vide de mon sang en silence
Personne ne voit mon agonie
Je crie, mais l’écho m’abandonne
Trahi par un frère, laissé pour mort ici