[Verse 1]
Dans l’atelier, elles tiennent droit
Épingles au cœur, sourire en soie
Le miroir compte les défauts
Chaque centimètre devient trop
On dit “plus fine”, on dit “plus loin”
Jusqu’à la faim qui serre les reins
La robe glisse, c’est merveilleux
Mais leurs yeux deviennent fiévreux
[Pre-Chorus]
Leurs pas résonnent comme un aveu
Sous les projecteurs trop précieux
On les veut belles, on les veut minces
Jusqu’à l’oubli de leur propre visage
[Chorus]
Magnifiques, mais à quel prix
Magnifiques, jusqu’à l’abîme
Elles défilent, elles se consument
Dans des robes qui font de la brume
Magnifiques, mais à quel prix
Magnifiques, et puis c’est fini
On applaudit la peau qui tremble
Et le malaise sous les jambes
[Verse 2]
Dans les coulisses, le thé refroidit
Des silences lourds, des corps amincis
On ajuste un nœud, un ourlet
Comme si souffrir pouvait flatter
Les coutures brillent, les tissus chantent
Mais la fatigue a pris la place
D’une joie simple, d’un pain, d’un fruit
D’un “ça va bien” qu’on ne dit plus
[Pre-Chorus]
Leurs pas résonnent comme un aveu
Sous les projecteurs trop précieux
On les veut belles, on les veut minces
Jusqu’à l’oubli de leur propre visage
[Chorus]
Magnifiques, mais à quel prix
Magnifiques, jusqu’à l’abîme
Elles défilent, elles se consument
Dans des robes qui font de la brume
Magnifiques, mais à quel prix
Magnifiques, et puis c’est fini
On applaudit la peau qui tremble
Et le malaise sous les jambes
[Bridge]
Et si l’on cousait d’autres rêves
Des tailles libres, des corps sans trêve
Qu’une robe soit juste un éclat
Pas une cage autour du bras
Qu’on rende enfin aux filles
Le droit d’avoir faim de la vie
Le droit de rire, de manger, d’être
Sans se prouver par la faiblesse
[Chorus]
Magnifiques, mais à quel prix
Magnifiques, jusqu’à l’abîme
Elles défilent, elles se consument
Dans des robes qui font de la brume
Magnifiques, mais à quel prix
Magnifiques, et puis c’est fini
On applaudit la peau qui tremble
Et le malaise sous les jambes