J’ai des mains qui ont nourri des gens,
des mains qui ont construit, aimé, porté.
Et puis un matin, tout s’est arrêté,
comme une lumière qu’on éteint sans prévenir.
J’ai perdu des visages, des habitudes, des lieux,
même des petits morceaux de moi en chemin.
Mais malgré tout ça, quelque chose a tenu.
Une petite flamme au fond du silence.
Mon corps aujourd’hui me ralentit parfois.
Il y a des jours où juste avancer demande du courage.
Pas parce que je baisse les bras…
mais parce que certaines batailles se vivent à l’intérieur.
Je ressens tout trop fort.
Une absence peut me détruire pendant des semaines,
et une simple douceur peut me sauver pour longtemps.
Alors j’ai appris à sourire discrètement,
même quand le cœur tremble.
J’ai vécu face à la mer, avec le vent, le sel, l’horizon.
Et maintenant je repars vers Paris,
avec mes cartons, mes cicatrices,
et cette envie de recommencer malgré la peur.
Il y a des coïncidences étranges dans ma vie,
des signes que je ne comprends pas toujours.
Comme si quelque chose me disait doucement :
“Continue… ne t’arrête pas maintenant.”
Je suis pas un héros.
Je suis juste un homme fatigué parfois,
qui a beaucoup aimé, beaucoup perdu,
mais qui garde encore assez de lumière
pour croire qu’un jour, tout ira mieux.
Et si tu regardes vraiment derrière mes yeux…
tu verras quelqu’un
qui voulait simplement être aimé sincèrement.