🕯️ [Intro
Ferme la porte.
Trop tard pour prier.
Trop tard pour pleurer.
T’as mis l’pied dans l’bain d’sang.
Maintenant faut boire.
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[Couplet 1]
J’ai grandi là où les rats ont des flingues,
Où les mômes crament leurs rêves pour une ligne.
La nuit c’est pas calme, c’est putain d’nerveux,
Des hurlements sous crack, des regards creux.
J’ai vu des corps se balancer depuis l’toit,
Et personne lever les yeux, ici tout l’monde voit.
On t’enterre vite, dans l’sable ou les chiottes,
Un cri dans un sac, une balle dans une botte.
Le sang tache les murs, mais les murs parlent pas,
Ils saignent en silence, comme un gosse qui se débat.
La mort fait des grimaces sous les néons flingués,
Et les anges ? Ils s’shootent, leur auréole est rouillée.
J’connais des types qui sourient qu’avec les dents,
Mais quand ils tranchent, c’est précis, proprement.
Le cœur est glacé, les veines sont des câbles,
Et la haine ? C’est tout c’qu’on sert à la table.
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[Refrain – lent, voix distordue]
Frappe le sol, que la fosse s’ouvre,
J’veux qu’tout l’monde chute, que les nerfs s’découvrent.
Pas d’amour, que des rictus malsains,
Zone fantôme, y’a plus rien d’humain.
Frappe le sol, qu’ça hurle sans fin,
Que les cris fassent trembler jusqu’au matin.
Ici c’est pas la rue, c’est la fin du monde,
Où les cœurs battent fort juste avant qu’ils fondent.
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[Couplet 2]
J’crève les regards d’un œil, j’arrache les regrets d’l’autre,
J’ai pas d’remords, que des souvenirs qui s’dégouttent.
Y’a du sang dans mes rêves, des bouts d’peau sur les murs,
Des voix dans ma tête qui dansent sous la torture.
On m’a parlé d’Dieu, j’l’ai cherché dans les flaques,
Mais j’ai trouvé qu’d’l’essence et un zippo qui claque.
On m’a dit "change", mais j’ai qu’un corps cabossé,
Et un cœur qui claque comme une porte enfoncée.
Les types d’mon coin ont l’dos voûté d’souffrance,
Des gorges remplies d’clous, des regards sans confiance.
Ils dorment plus, ils veillent, la lame dans l’slip,
Prêts à trancher pour un mot, un soupir, un flip.
Les murs chuchotent, l’ombre m’connaît par cœur,
Elle m’a vu poser des pièges dans les ascenseurs.
J’ai plus de nom, plus de peine, plus d’lien,
Juste un cri dans la gorge et du sel dans les mains.
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[Refrain – même structure, encore plus lent]
Frappe le sol, que la fosse s’ouvre,
J’veux qu’tout l’monde chute, que les nerfs s’découvrent.
Pas d’amour, que des rictus malsains,
Zone fantôme, y’a plus rien d’humain.
Frappe le sol, qu’ça hurle sans fin,
Que les cris fassent trembler jusqu’au matin.
Ici c’est pas la rue, c’est la fin du monde,
Où les cœurs battent fort juste avant qu’ils fondent.
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[Outro – voix froide, désincarnée, silence qui pèse]
Les anges brûlent… les chiens rient…
Le ciel est noir… la mer est vide.
T’as voulu voir l’autre côté ?
Maintenant t’y vis.
Et t’en sortiras jamais.
Bouskinho.
Zone fantôme.
Pas d’retour. Pas d’sauveur.
Juste toi…
Et ce qui t’reste d’humain.