2025.
La vérité n’a plus de place, le mensonge est roi,
On vend la peur sous blister, on achète la foi.
Les bombes tombent loin des caméras,
Mais chaque silence fait plus de bruit que cent kalash.
Les dirigeants sourient, complices, impunis,
Pendant que le monde crève la dalle, la haine qui déborde.
On parle de paix dans des sommets climatisés,
Pendant qu’on alimente des guerres qu’on veut privatiser.
Les enfants naissent sous drones et couvre-feux,
Grandissent dans des cages où même l’espoir devient peureux.
On leur apprend à obéir, pas à penser,
À cliquer, à défiler, à tout oublier.
Les riches ne vivent plus sur la même planète,
Ils respirent de l’air pur, pendant qu’on suce la merde et les dettes.
Y’a des caméras dans nos poches, des mouchards dans nos mots,
Et l’opinion publique ? Juste un algorithme qui pense à notre place.
Chaque jour, un peuple crie, mais les tweets noient les cris,
On remplace les balles par des chiffres, les crimes par des crédits.
La justice vend ses robes, les flics achètent leur paix,
Et les lois changent selon qui a la main sur le guichet.
Le climat s’effondre, les océans se lèvent,
Mais tant que les bourses montent, personne ne s’élève.
On bétonne l’avenir pour quelques likes de plus,
Pendant que la Terre s’épuise et que l’humain devient un parasite.
Les écoles forment des ombres, pas des esprits,
On t’apprend à te taire, pas à dire “je suis”.
Être libre, aujourd’hui, c’est être seul contre tous,
Et croire encore en demain, c’est déjà être fou.
On vit dans un théâtre où tout le monde joue son rôle,
Mais personne n’écrit plus les répliques, c’est les chiffres qui contrôlent.
Même les révoltes sont instrumentalisées, prêtes à l’emploi,
Hashtag révolution, mais sans sortir de chez soi.
Alors quoi ?
On attend la fin comme on mate un écran noir ?
On baisse les bras ou on serre les mâchoires ?
Parce qu’à force de survivre, on a oublié de vivre,
Et ce monde-là, frère…
S’effondre sous nos yeux.