Titre : "Bastos et Bitume"
(Intro)
Ar-ah, ar-ah !
Sale chien !
On sort des caves, on sort des flammes,
Ni Dieu ni maître, que nos zgeg et le cash.
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(Couplet 1)
Toujours capuché, regard froid comme un cercueil,
Les keufs passent, on s’efface, on ressort avec l’écueil.
Là où ça pue l’essence, les billets sales, la défonce,
C’est pas du cinéma, ici ça shoot pour des balances.
Du béton jusqu’au sable chaud,
On remplit le coffre, poto.
Gros moteur, cœur glacé, j’fais glisser la bécane,
T’es qu’un suceur de schmitt, j’t’arrache ton organe.
(Pré-Refrain)
Colis planqués dans les remparts, la ville est notre scène,
Pas d’acteurs, que des vrais, les mythos on les traîne.
Les p’tits crient "Arah !" dès que la bleusaille fonce,
On monte sur les toits, wheeling, insultes qui s’enfoncent.
Niquer la BAC, c’est dans nos gènes,
La rue, elle t’aime que si t’amènes.
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(Refrain)
C’est la guerre, c’est le feu,
Et va niquer ta race !
On pousse les kilos, pendant qu’ta sœur sniffe dans l’impasse.
Y’a pas de cœur ici, que des battements violents,
On baisera tout l’système, du ministre à l’adjudant.
Réseau tentaculaire, de Paname à Rotterdam,
On est partout, sale pute, même dans ton HLM.
On vend la mort, on vend la nuit,
Et on t’éclate le crâne si tu parles sur la mif.
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(Couplet 2)
Charbonne la nuit comme des hyènes,
Les yeux cramés, y’a plus d’sommeil.
Chaque ruelle est une arène,
Le plus faible finit sans orteils.
Les daronnes pleurent, les p’tits grandissent,
Avec la haine, le Glock, la street.
Toi t’parles mal ? T’es mort demain,
Ici ça vend, ça braque, ça grimpe.
On fout le feu même à l’enfer,
On veut la tour, pas l’monastère.
Trop d’traitres, trop d’balances,
On parle qu’en bastos, pas en silence.
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(Pré-Refrain)
La tess crie famine, alors on mange sur des cadavres,
Gros sac de cash, pas d’amis, que des armes dans l’placard.
Les p’tits crient "Arah !" dès que les porcs débarquent,
On fume la douane, les douilles volent comme des sparks.
Pas de justice, que la rue,
Et les couilles bien accrochées, fils de pute.
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(Refrain)
C’est la guerre, c’est le feu,
Et va niquer ta race !
On pousse les kilos, pendant qu’ta sœur sniffe dans l’impasse.
Y’a pas de cœur ici, que des battements violents,
On baisera tout l’système, du ministre à l’adjudant.
Réseau tentaculaire, de Paname à Rotterdam,
On est partout, sale pute, même dans ton HLM.
On vend la mort, on vend la nuit,
Et on t’éclate le crâne si tu parles sur la mif.
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(Pont)
Ils veulent nous stopper ?
Mais l’armée des rats grignote leur royaume,
On est nés dans l’silence, formés dans la haine,
Et nos vies, c’est des tomes qu’aucun juge comprenne.
On est les ombres, les reflets du chaos,
Et on crache sur l’ordre comme des animaux.
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(Outro)
Arah ! Arah !
Allume les gyrophares, qu’on rigole !
C’est pas l’rap ici, c’est la tess qui crache,
On t'encule en freestyle, et on rafle ta cache.
Wesh...
Fils de pute.