Je marche seul, là où la brume s’attarde,
Au creux des vallons, dans la paix blafarde.
Mon pas ne trouble pas les feuilles endormies,
Et pourtant, chaque arbre semble connaître ma vie.
Dans le souffle calme de la forêt profonde,
Je retrouve les mots oubliés du monde.
Mon silence est mon refuge,
Mon cœur bat au rythme de la nature.
Et quand le vent effleure ma joue,
Je respire, enfin, je trouve ma route.
Las du tumulte, je suis le sentier du vent,
Et je m’enfonce, lentement, dans le bois vivant.
J’apprends le langage du silence ancien,
Celui que même les dieux ont perdu en chemin.
Quand le soleil perce la canopée,
Sa lumière s’accroche à mon épaule dorée,
Comme un souvenir d’or, fragile et pur,
Un instant suspendu, une blessure obscure.
Mon silence est mon refuge,
Mon cœur bat au rythme de la nature.
Et quand le vent effleure ma joue,
Je respire, enfin, je trouve ma route.
Je ne cherche rien, car tout est ici,
Dans le souffle de la terre, dans la nuit.
Moi, le marcheur du silence, gardien des âmes lassées,
Je veille sur le monde, invisible et apaisé.
Et ceux qui croisent mon regard, un instant,
Disent que le vacarme du monde s’éteint doucement.
Et dans ce souffle, ils se mettent à rêver,
Et se souviennent, enfin, de respirer.
Mon silence est mon refuge,
Mon cœur bat au rythme de la nature.
Et quand le vent effleure ma joue,
Je respire, enfin, je trouve ma route.