Un p’tit café noir avant d’commencer,
Un p’tit café chaud pour mieux s’éveiller,
Un p’tit café fort quand midi résonne,
Et un dernier pour qu’la journée soit bonne !
Pierre arrive, tasse à la main,
Il dit qu’les gars bosseront bien demain.
Quand mars s’réveille et s’étire en douceur,
Faut sortir la tondeuse et couper l’gazouilleur,
Les pâquerettes nous font des p’tits sourires,
Pendant qu’nos râteaux font crisser l’avenir.
Un p’tit café noir avant d’commencer,
Un p’tit café glacé pour pas trop suer,
Un p’tit café fort quand midi résonne,
Et un dernier pour qu’la journée soit bonne !
Laurent déboule, l’air préoccupé,
Il dit qu’c’est pas tout, faut retourner bosser.
Juillet arrive, et faut bichonner,
Les parterres de roses et les vieux marronniers,
On porte des arrosoirs plus grands qu’nos ventres,
Mais sous c’soleil-là, faut bien qu’ça chante !
Un p’tit café noir avant d’commencer,
Un p’tit café chaud pour pas grelotter,
Un p’tit café fort quand midi résonne,
Et un dernier pour qu’la journée soit bonne !
Philippe râle mais s’sert un p’tit noir,
Il dit que sans lui, c’s’rait l’bazar.
Quand vient octobre et son vent fripon,
Les feuilles s’envolent comme des papillons,
On court derrière à grands coups d’souffleur,
Pendant qu’le village s’habille en couleurs.
Décembre s’invite, son blanc manteau,
Nous y faut des pelles pour dégager l’pont d’Hamoir,
Et quand y’a rien, on bricole peinard,
Au chaud dans les halls, près du vieux poêle en fonte noire.
Un p’tit café noir avant d’commencer,
Un p’tit café doux pour mieux papoter,
Un p’tit café fort quand midi résonne,
Et un dernier pour qu’la vie soit bonne !
Comme d’habitude, on est la moitié,
On sait jamais qui va pointer,
Mais quoi qu’il arrive, on boit du café,
Et on s’amuse bien à la commune d’Hamoir !