**A Yaaam…
Nâme Nâme…**
J’ouvre ma bouche, ma gorge,
non pour dire,
mais pour *laisser passer* ce qui me forge.
Je ne cherche pas à comprendre —
je cherche à *vibrer juste.*
À être *corde tendue*
entre la terre et un rien qui s'incruste.
**A Yaaam…
Nâme Nâme…**
Ô Nâme,
tu n’es pas qu' un dieu d'un vieux pieux...encore mieux
tu es *le battement silencieux*...
entre les mots, tu es le flow
tu es *le Oui* qui résonne
au fond du cieux.
**A Yaaam…
Nâme Nâme…**
Je suis monté sur toi,
et j’ai penché mon dos
pour t’abriter en moi.
Dans un coeur en or et en soie.
Tu ne me promets rien du tout…
et pourtant pour rien tu donnes tout :
**la justesse d’être, chiffre et lettres.
l’amour sans demande, pour qui vagabonde cherchant une onde.
la paix sans forme. La forme c'est moi qui l'a nomme. Oublie la pomme.
**A Yaaam…
Nâme Nâme…**
Chanter, Nâme nâme
c’est ne plus avoir peur que nous existâmes
C’est *offrir le souffle au monde,* laisser vibrer son âme
et laisser Dieu s’y glisser —
sans nom,
sans bruit,
mais *avec éclat. Quel beau fruit*
**A Yaaam…
Nâme Nâme…
Me voici.
Pur et nu
Dure et cru
Je ne jure plus
Que par ton flux
De lumière et rien de superflus