[Verse 1]
Tu collais ton oreille à mes moindres silences,
Tu accordais du poids à chaque mot, chaque confidence...
Tu avais ce sourire qui répare les destins,
Tu rendais le simple grandiose d'un seul geste de la main.
Et puis tu as vu que la vie me bouffait, que je perdais courage,
Tu m’as regardée avec peine, tu as vu le carnage.
Mais j’ai vu ma silhouette au travers de tes yeux,
Et j'ai repris la force de tourner la page en mieux
[Verse 2]
Tu m'as rappelée que j'étais courageuse avant d'être fatiguée,
Que j'avais été libre avant d'être terrifiée,
Que j'avais été vivante avant de simplement survivre.
Toi, tu marchais dans le monde et tu semblais si libre,
Tu avançais partout sans demander de permission,
Et ton regard a réveillé ma propre guérison.
J'aurais voulu te dire ce que mes yeux pleuraient :
Que certains êtres passent, mais au fond demeuraient.
[Chorus]
Je ne t'écris pas pour revenir, ni pour rouvrir ce qui dort,
Le temps a fait son travail et nous avons survécu au sort.
Toi, tu marchais dans le monde comme si rien n'était impossible,
Comme si la peur n'avait jamais eu ton visage pour cible.
L'amour ne possède pas toujours, parfois il bénit de loin,
Parfois il dit merci, s'en va, et lâche enfin les mains.
[Verse 3]
Comme tombé sur ma tête pour me rendre la foi,
Je ne sais pas si j'ai le droit de te parler de tout ça.
Je sais que quelque part tu as construit ton bonheur,
Qu'une femme partage aujourd'hui le meilleur de ton cœur.
Moi jai enfin trouvé ma moitiée pour le meilleur et pour le pire .
Une évidence gravée dans l'éternité qu'on ne pourra jamais détruire...
Mais, dans tout ca il me restait des choses a te dire
J'ai peur d'avoir été ce poids que tu portais sans trêve,
Sans jamais être l'épaule où ton repos s'élève.
D'avoir pris ton courage sans te prêter le mien,
Quand tu voyais mon pire et moi ton grand chemin.
Être le cœur sauvé qui reçoit et qui s'incline,
Et ne jamais être le remède qui te soigne et te ranime.
Parfois, je triche un peu, j'ai le sang qui se glace,
Cette morsure muette qui me suit à la trace,
Et je m'invente ton ombre quand mes abris s'effondrent .
Comme dans ce lointain passé ou l'ami me guidait pour ne pas que je tombe .
[Chorus]
Je ne t'écris pas pour revenir, ni pour rouvrir ce qui dort,
Le temps a fait son travail et nous avons survécu au sort.
Toi, tu marchais dans le monde comme si rien n'était impossible,
Comme si la peur n'avait jamais eu ton visage pour cible.
L'amour ne possède pas toujours, parfois il bénit de loin,
Parfois il dit merci, s'en va, et lâche enfin les mains.
[Outro]
Car il existe des amis qu'on ne remercie jamais assez,
Pour toutes les versions de nous qu'ils ont aidé à sauver.
Et il y a des nuits encore où je voudrais te dire :
Voilà.
J'ai fini par devenir celle que tu voyais déjà.
Je te dis simplement merci, notre histoire n'avait rien de quelconque.
[Post-Chorus]
Now you can tell everybody that this is your song.