J’avance dans la brume, vision trouble comme un pare-brise fendu
Chaque rêve que j’fais pousse dans un terrain déjà vendu
Le béton m’a appris à fleurir sans lumière
J’ai des racines dans l’ombre, nourries par la misère
Mon cœur bat en 808, compression dans la cage
Chaque pulsation résonne comme un tir de calibre sauvage
J’écris des lignes comme on grave des noms sur des pierres
Chaque mot porte un mort que le silence enterre
Refrain :
J’suis né dans l’écho d’un monde qui s’écroule
Mes pensées tournent en boucle comme des gyrophares sous la foule
J’ai l’âme en acier trempé dans des nuits sans fin
J’parle en métaphores parce que la vérité fait trop mal en plein
J’vois des destins brisés comme du verre sous les semelles
On avance en funambules au-dessus d’la vie réelle
Chaque choix est une balle dans un barillet qui tourne
Et y’a pas d’issue quand la fatalité contourne
Les regards sont des armes, les silences des menaces
On survit en apnée dans un océan qui nous dépasse
J’ai vu l’espoir s’évaporer comme buée sur la vitre
Et des frères devenir des chiffres dans des titres
Refrain :
J’suis né dans l’écho d’un monde qui s’écroule
Mes pensées tournent en boucle comme des gyrophares sous la foule
J’ai l’âme en acier trempé dans des nuits sans fin
J’parle en métaphores parce que la vérité fait trop mal en plein
Mon stylo est une lame, j’découpe le réel
Chaque rime est une fissure dans leur décor artificiel
J’fais du sale propre, alchimiste du chaos
Je transforme la douleur en lingots verbaux
Les rues m’ont codé comme un programme corrompu
J’ai des bugs dans la tête mais un instinct jamais rompu
J’avance avec des démons assis sur les épaules
Leur souffle dans mon cou me rappelle que tout est contrôle
Pont :
J’suis l’produit d’un monde en panne de lumière
Une étincelle coincée dans un briquet sans pierre
J’fais des phases lourdes comme des blocs de béton
Chaque punchline s’écrase comme un verdict sans pardon
Refrain final :
J’suis né dans l’écho d’un monde qui s’écroule
Mes pensées tournent en boucle comme des gyrophares sous la foule
J’ai l’âme en acier trempé dans des nuits sans fin
J’parle en métaphores parce que la vérité fait trop mal en plein
Dernier couplet :
J’ai des cicatrices invisibles gravées sous la peau
Des souvenirs qui frappent comme des coups de marteau
J’suis pas un héros, j’suis un miroir fissuré
Qui reflète un monde trop sombre pour être réparé