COUPLET 1
J’crache des rimes sous sirènes, pas pour faire joli
Des bombes en HD pendant qu’les chaînes font des emojis
Des mômes sous les gravats, vos débats sont polis
Vous comptez les barils pendant qu’la mort fait son business ici
Des présidents en costard jouent aux échecs nucléaires
Pions en chair et en os, mais sur la carte c’est des carrés
Les discours sentent l’hypocrisie et la chair brûlée
La paix en conférence, la guerre livrée par colis express
REFRAIN
J’emmerde la guerre, j’emmerde leurs frontières
Leurs drapeaux trempés dans le sang des cimetières
Hardcore vérité, pas d’hymne militaire
Quand les canons parlent, c’est toujours les pauvres qui se taisent
J’emmerde la guerre, leurs mains propres à la télé
Mais pleines de poudre quand faut signer
Trash mais lucide, micro en colère
Pas de vainqueur quand la terre devient un cimetière
COUPLET 2
Ils appellent ça “stratégie”, moi j’vois des vies en pièces
Des villes fantômes, des mères qui prient dans la détresse
Des soldats envoyés mourir pour des phrases creuses
“Intérêt national” = cercueil en série, production honteuse
Les marchands d’armes se frottent les mains en silence
Chaque explosion, un chiffre qui danse
Ils vendent la peur, recyclent la haine
Pendant que les réfugiés dorment sur des bancs, sans haleine
REFRAIN
J’emmerde la guerre, j’emmerde leurs frontières
Leurs drapeaux trempés dans le sang des cimetières
Hardcore vérité, pas d’hymne militaire
Quand les canons parlent, c’est toujours les pauvres qui se taisent
PONT (spoken / scandé)
Pas de héros dans les ruines
Pas de gloire dans les mines
Juste des cris étouffés
Sous les bottes de la routine assassine
COUPLET 3
Ils tweetent la paix, bombardent la nuit
Mentent en direct, puis dorment tranquille
La guerre c’est sale, mais rentable en bourse
Alors ils nourrissent la bête, tant qu’le sang arrose la course
J’suis trash parce que le réel l’est encore plus
Chaque silence complice est un tir de plus
Si dénoncer dérange, alors j’appuie plus fort
Ma voix comme une alarme dans leur décor de mort
REFRAIN
J’emmerde la guerre, j’emmerde leurs frontières
Leurs drapeaux trempés dans le sang des cimetières
Hardcore vérité, pas d’hymne militaire
Quand les canons parlent, c’est toujours les pauvres qui se taisent
J’emmerde la guerre, leurs mains propres à la télé
Mais pleines de poudre quand faut signer
Trash mais lucide, micro en colère
Pas de vainqueur quand la terre devient un cimetière
OUTRO
Pas pour l’Est, pas pour l’Ouest
Pour les vivants qu’on laisse
Sous les ruines de vos promesses
J’rappe contre la guerre — pas pour être propre,
Mais pour pas fermer ma gueule pendant qu’le monde explose.
J’emmerde la guerre, j’emmerde leurs frontières,
Pas de vainqueur quand la terre devient un cimetière
Narkotik, toujours là...