**(Couplet 1)**
Le rideau tombe enfin sur le bloc opératoire
On m'avait dit « c'est fini », le début d'une autre histoire
Mais quand le sommeil s’en va et que le froid s’installe
Je sens l’acier qui mord, cette brûlure glaciale
À côté, ils se lèvent, ils retrouvent leur chemin
Leurs cicatrices se taisent, ils oublient leurs matins
Moi, je reste immobile, prisonnier du décor
À compter les battements d’un combat dans mon corps.
**(Refrain)**
Pourquoi le silence chez eux et l’orage chez moi ?
Pourquoi ma peau s’enflamme quand leur monde est en joie ?
C’est une colère sourde qui ne veut pas se taire
Une douleur qui s’accroche, un fardeau, une pierre
On me dit « patience », on me dit « ça va passer »
Mais je suis le seul ici que le temps n'a pas soigné.
**(Couplet 2 - Le questionnement)**
Est-ce juste le sort qui a mal jeté les dés ?
Une simple malchance, un hasard mal guidé ?
Ou suis-je fait de verre, plus fragile que les autres ?
Comme si ma chair cédait là où la leur est apôtre
Je regarde mes mains, je cherche la faille en moi
Suis-je moins résistant face au fer et au froid ?
Cette sensation d'être une erreur dans la machine
Pendant que leur guérison, sans effort, se dessine.
**(Pont)**
J'en veux à la terre, j'en veux à mon propre sang
De ne pas savoir faire comme eux, simplement
On partage le mal, mais on n'a pas le même après
Je reste dans l'ombre quand ils courent dans la forêt.
**(Refrain)**
Pourquoi le silence chez eux et l’orage chez moi ?
Pourquoi ma peau s’enflamme quand leur monde est en joie ?
C’est une colère sourde qui ne veut pas se taire
Une douleur qui s’accroche, un fardeau, une pierre
On me dit « patience », on me dit « ça va passer »
Mais je suis le seul ici que le temps n'a pas soigné.
**(Outro)**
Fragile ou malchanceux... qu'importe le nom
La morsure est la même, elle tourne en rond
Eux ne sentent plus rien.
Moi, je me souviens.
Encore et encore...
Dans le silence du corps.