C’est un gars banal, silhouette transparente,
Jamais le héros, toujours l’option suivante.
Il parle doucement, personne n’écoute vraiment,
Même ses silences semblent trop longs pour les gens.
Il sourit poli, mais c’est un réflexe appris,
À force de décevoir, il s’est fait discret dans sa vie.
Il a perdu un truc, il sait pas trop lequel,
Peut-être la foi, peut-être l’étincelle.
Il fait rire au début, intrigue quelques semaines,
Puis l’ennui s’installe comme une vieille rengaine.
On lui dit « t’es bien », mais jamais « reste encore »,
Et chaque départ le vide un peu plus fort.
Refrain
Il dépasse jamais le cap d’un mois,
Toujours le même schéma, toujours la même fin.
Il donne tout, mais ça suffit pas,
On lui prend ce qu’il a, puis on s’en va sans frein.
Il dépasse jamais le cap d’un mois,
Comme s’il manquait une pièce à son destin.
Il a perdu une partie de soi,
Et personne ne voit ce qu’il cache dans ses mains.
Il devient intéressant quand il fait semblant,
Quand il joue un rôle, quand il ment un peu sur le présent.
Mais la vérité revient toujours trop vite,
Et quand il est lui-même… on le quitte.
Il écoute trop, parle pas assez,
Il aime profond, mais ça fait peur, c’est trop vrai.
Il a jamais appris à retenir quelqu’un,
Juste à dire « prends soin de toi » à la fin.
Il compte les jours comme on compte les fautes,
Toujours le même chiffre quand l’histoire s’effondre.
Quatre semaines d’espoir, puis le silence après,
Et son téléphone devient un cimetière.
Refrain
Il dépasse jamais le cap d’un mois,
Toujours le même schéma, toujours la même fin.
Il donne tout, mais ça suffit pas,
On lui prend ce qu’il a, puis on s’en va sans frein.
Il dépasse jamais le cap d’un mois,
Comme s’il manquait une pièce à son destin.
Il a perdu une partie de soi,
Et personne ne voit ce qu’il cache dans ses mains.
Peut-être qu’il est pas chiant, juste trop fragile,
Dans un monde pressé, faut être bruyant pour être utile.
Peut-être qu’il aime mal, ou trop longtemps,
Ou peut-être qu’il attend juste quelqu’un de patient.
Il dépasse jamais le cap d’un mois,
Mais il continue quand même d’y croire.
Même brisé, même à bout de voix,
Il espère encore changer l’histoire.
Il dépasse jamais le cap d’un mois,
Mais il garde une flamme, même en retard.
Un jour quelqu’un verra en lui
Tout ce qu’il n’a jamais su montrer au départ.