On veut qu’il se taise avant même de parler,
Qu’il marche droit sans jamais dévier.
On dit « c’est rien » quand il hurle de douleur,
On traite de caprice la tempête dans son cœur.
Et si on l’aime avant qu’il casse,
Si on l’entoure quand tout s’efface,
Il apprendra qu’il a sa place
Bien plus qu’on ne le pense.
Si on l’élève sans le briser,
Le monde saura enfin changer.
On l’imagine trop fort pour sa taille,
Comme si ses peurs n’étaient que des batailles.
On lui jette nos colères sans réfléchir,
Et on s’étonne qu’il apprenne à se retenir.
Et si on l’aime avant qu’il casse,
Si on l’entoure quand tout s’efface,
Il apprendra qu’il a sa place
Bien plus qu’on ne le pense.
Si on l’élève sans le briser,
Le monde saura enfin changer.
Un enfant qu’on presse finit par rompre,
À force de bruit, d’ordres et de honte.
Il apprend le silence comme on porte une armure,
Pour survivre à l’adulte qui blesse sans mesure.
Et si on l’aime avant qu’il casse,
Si on l’entoure quand tout s’efface,
Il apprendra qu’il a sa place
Bien plus qu’on ne le pense.
Si on l’élève sans le briser,
Le monde saura enfin changer.
Pourtant il suffirait d’écouter,
D’être là, même quand il vient d’exploser.
De lire les larmes avant de juger,
Et d’apprendre ensemble à respirer.
Et si on l’aime avant qu’il casse,
Si on l’entoure quand tout s’efface,
Il apprendra qu’il a sa place
Bien plus qu’on ne le pense.
Si on l’élève sans le briser,
Le monde saura enfin changer.
Poser des limites mais les expliquer,
Choisir l’empathie plutôt que crier.
Tenir la main quand son monde déraille,
Faire grandir l’amour sans jamais faire de bataille.
Et si on l’aime avant qu’il casse,
Si on l’entoure quand tout s’efface,
Il apprendra qu’il a sa place
Bien plus qu’on ne le pense.
Si on l’élève sans le briser,
Le monde saura enfin changer.