RÉPUBLIQUE EN MIETTES
INTRO
La France a la gueule ouverte…
Et y’a qu’des menteurs au micro…
COUPLET 1
J’rappe pour ceux qui serrent les dents, qui serrent le cul au découvert
Pendant qu’les fils de pute d’en haut trinquent au champagne vert
Ils parlent d’avenir propre, de progrès, de lumière
Mais leurs lois sentent la merde et la matraque policière
Boulot = burn-out, salaire = humiliation
Eux s’augmentent en douce sous couvert d’optimisation
Ils appellent ça gouverner, nous on appelle ça niquer
Un peuple entier en PLS pendant qu’leurs comptes sont blindés
Télé bien allumée, cerveau bien rincé
“Y’a pas d’alternative”, va bien te faire enculer
À force de nous baiser avec des mots bien choisis
Ils s’étonnent que la haine rime avec poésie
REFRAIN (CHANTÉ – mélodique mais sombre)
Ils nous chantent la République, mais ils l’ont vendue au plus offrant
Liberté en laisse courte, égalité pour les puissants
J’ai la rage dans la poitrine, la voix cassée par le temps
On survivra à leurs mandats, pas à leur mépris constant
COUPLET 2
Président hors-sol, regard froid, discours creux
Emmanuel Macron parle d’effort pendant qu’le peuple crève à feu doux
Réformes = sodomie sans vaseline
Toujours les mêmes qui paient, toujours les mêmes qui dominent
Ils légalisent la violence quand elle porte un uniforme
Mais si t’ouvres trop ta gueule, t’es catalogué comme une bombe
Flash-ball dans les dents, morale dans les chiottes
“État de droit” répété par des chiens de garde en costard
Ils parlent d’ordre, de calme, de responsabilité
Quand c’est eux qui foutent le feu et planquent l’extincteur doré
On est pas fous, on est lucides, on est pressés jusqu’à l’os
À force d’écraser la dignité, tu fabriques des colosses
REFRAIN (CHANTÉ – encore plus large)
Ils nous chantent la République, mais elle sonne faux dans leurs palais
Fraternité sous vide, démocratie bâillonnée
J’ai la rage dans la poitrine, et des milliers dans la tête
On n’oublie pas, on pardonne pas, la rue n’est pas muette
PONT (chanté + parlé, montée)
C’est pas la crise, c’est leur système
C’est pas la haine, c’est la conséquence
Ils nous ont tout pris sauf la voix
Erreur fatale, bande de connards
Dernier couplet (mitraillette de rimes)
J’écris comme on jette un pavé, sans viser la vitrine
Mais si ça casse des mensonges, bah tant pis pour leurs doctrines
J’rappe sale, j’rappe vrai, j’rappe pour ceux qu’on enterre
Sous des graphiques PowerPoint et des sourires de banquiers
Ils veulent des citoyens dociles, fatigués, divisés
Mais la rage circule plus vite que leurs putains de décrets
Ceci n’est pas un appel, c’est un miroir tendu
Quand tu méprises le peuple, attends-toi à être vomi
OUTRO (chanté, lent, menaçant)
La République saigne…
Et ce couplet est un pansement arraché…