Couplet 1
Dans la rue quand elle s’avance,
On sent flotter comme un silence.
Les passants changent de trottoir,
Et moi j’me demande quoi croire.
Elle te fixe mais pas vraiment,
On dirait qu’elle vise le vent.
Et quand elle souffle un “bonjour”…
Tu regrettes d’être né ce jour.
Couplet 2
Ses cheveux font la révolution,
Une tempête sans solution.
Quand elle rit c’est une rafale,
On dirait l’alarme d’un local.
J’sais pas trop c’qu’elle me veut,
Mais j’préfère éviter ses yeux.
J’pense seulement à m’échapper,
Sans qu’elle m’entende respirer.
Refrain
Elle a les yeux de travers,
Elle a l’haleine qui pue,
Mais malgré l’atmosphère,
J’crois bien que j’suis foutu.
Elle a le charme à l’envers,
Un désastre inattendu,
Quand elle ouvre la bouche pour parler…
J’préfère traverser l’autoroute, j’ai plus de chances d’m’en sortir.
Couplet 3
Son haleine fait faner les plantes,
Les pigeons tombent, c’est inquiétant.
Les mouches viennent comme attirées
Par un vieux rat crevé.
Elle avance droit… enfin presque droit,
Elle fonce dans un poteau sans me voir.
Et moi j’me dis qu’faut qu’j’me casse,
Avant de perdre l’air dans mes poumons en face.
Couplet 4
Elle sent la poubelle du lundi,
Celle qu’on sort tard dans la nuit.
Et si tu passes après elle aux WC,
La zone devient contaminée.
Même les murs veulent déménager,
Les tuyaux commencent à prier.
J’ose même plus respirer,
De peur d’finir intoxiqué.
Refrain
Elle a les yeux de travers,
Elle a l’haleine qui pue,
Mais malgré l’atmosphère,
J’crois bien que j’suis foutu.
Elle a le charme à l’envers,
Un désastre inattendu,
Quand elle ouvre la bouche pour parler…
J’préfère traverser l’autoroute, j’ai plus de chances d’m’en sortir.
Couplet 5
En plus elle est poilue partout,
Un vrai buisson sur les genoux.
Chez les scouts son surnom juré,
C’est l’ours mort depuis quatre étés.
Quand elle enlève son manteau d’hiver,
On dirait qu’elle enlève une fourrure entière.
Et moi j’me cache, j’me fais tout petit,
De peur qu’elle m’embarque loin d’ici.
Couplet 6
Quand elle te regarde, elle louche au ciel,
Tu sais jamais qui elle vise, toi ou l’poubelle.
Et quand elle sourit, j’te jure c’est gênant :
Elle n’a que trois dents, et encore… elles vont d’vant.
On dirait trois piquets mal plantés,
Que même un castor voudrait pas croquer.
Et moi j’me dis qu’faut que j’me recule,
Avant qu’son sourire m’percute l’dos du pull.
Refrain final
Elle a les yeux de travers,
Elle a l’haleine qui pue,
Mais malgré l’atmosphère,
J’crois bien que j’suis foutu.
Elle a le charme à l’envers,
Un désastre inattendu,
Quand elle ouvre la bouche pour parler…
J’préfère traverser l’autoroute, j’ai plus de chances d’m’en sortir.