[Verse 1]
Le cadran tourne, l’horloge crache des flammes brûlantes,
Chaque tic un rappel, nos vies souvent déroutantes.
Des règles écrites dans le sable, soufflées par des vents,
On combat tous un fantôme qu'on nomme le temps.
[Verse 2]
Sur terre c’est la guerre, chaos dans les artères,
Les rêves se perdent dans des tranchées de poussière.
Dans ma tête des batailles, l’esprit devient soldat,
Les pensées braquent, mais l’espoir reste là.
[Verse 3]
Chaque ride sur le front parle d’une époque, d’un cri,
Un parchemin d’histoires gravé sur l’âme, enfoui.
La vie est un sabre, aiguisé ou rouillé,
On tranche les jours, on vit, mais le cœur reste douillet.
[Verse 4]
Les pavés résonnent sous mes pas, ombres d’antan,
La rue, l’arène où s’trouvent le futur et les fantômes errants.
Les bombes éclatent, réelles ou métaphysiques,
Le bruit des ogives, souvent dans nos cœurs, il palpite.
[Verse 5]
Certains jouent aux échecs, rêvant d’un monde parfait,
D’autres lancent des dés, laissant Hasard dicter leur succès.
Un champ de bataille, mais c’est l’amour qu’on espère,
Un frisson dans l’air, au milieu des éclats de fer.
[Verse 6]
Le ciel pleure, la pluie lave nos regrets enfouis,
Les secondes s'effacent, mais la mémoire bâtit un abri.
La guerre, la vie, le temps — un trident féroce,
J’écris dans cette urgence, ma voix n’est qu’une force.