La lune éclaire un vieux chemin,
Je marche seul, guidé par rien.
Des arbres nus tendent leurs bras,
Comme des spectres, prêts pour l'effroi.
Le vent siffle entre les pierres,
Un parfum de sang dans l'air.
Un corbeau crie, le ciel s'assombrit,
Quelque chose me suit dans la nuit.
La nuit du silence... me dévore,
Un souffle froid qui crie "encore !"
Je hurle, je sombre, je perds mes sens,
Prisonnier de la nuit... du néant.