Il marche avec ce qu’on lui a laissé
Pas avec ce qu’il méritait
Des silences plein les poches
Et des promesses jamais arrivées
Il a grandi trop vite, trop droit
Dans un monde qui penche
Il a appris que l’amour
Parfois… ça mord, ça tranche
Il parle peu, mais il encaisse
Chaque regard, chaque laisse
Il ne demande plus pourquoi
Il avance. C’est déjà ça.
Même cabossé, il tient debout
Pas parce qu’il n’a pas mal
Mais parce qu’il a juré, à genoux
De ne pas devenir le mal
Il serre les dents quand le passé aboie
Il reste droit quand tout l’écrase
Même blessé, même à bout de voix
Il tient. Et c’est ça, sa rage.
Il n’a pas appris à haïr
Il a appris à tenir
À faire de ses cicatrices
Des lignes qu’on ne peut pas lire
Les nuits sont longues, pleines d’échos
De noms qu’il n’appelle plus
Des mains qu’il aurait dû trouver
Mais qui ne sont jamais venues
Il boit le silence à petites gorgées
Pour ne pas replonger
Il sait que tomber, c’est facile
Rester debout… c’est violent.
Même cabossé, il tient debout
Pas parce qu’il n’a pas mal
Mais parce qu’il a juré, à genoux
De ne pas devenir le mal
Il serre les dents quand le passé aboie
Il reste droit quand tout l’écrase
Même blessé, même à bout de voix
Il tient. Et c’est ça, sa rage.
Y a un chien dans son cœur
Fidèle jusqu’à l’os
Même battu par la peur
Il protège encore quelque chose
Pas un rêve, pas une foi
Juste une loi gravée dans la chair
Ne jamais rendre aux autres
La violence qu’on lui a offerte.
Dernier refrain (plus calme)
Même fatigué, il tient debout
Avec ce qu’il lui reste
Il n’attend plus d’être sauvé
Il avance. C’est son geste.
Et si un jour il tombe enfin
Ce sera face au ciel
Pas vaincu, pas éteint
Juste humain.
Et fidèle.