(Intro)
Ils disent que le paradis est ici…
Mais le paradis se cultive, se mérite, se construit.
Ça se rame, ça se pêche, ça s’arrache à la vie.
(Couplet 1)
Le soleil cogne la montagne, le coq fend le silence,
Les anciens sont déjà debout quand la nuit s’élance.
Leurs mains parlent plus fort que les mots retenus,
Chaque ride est une histoire, chaque cicatrice un vécu.
Le taro perce la boue pour nourrir la maison,
Le coco tombe du ciel comme une bénédiction.
Le pêcheur brise les vagues avant l’aube qui s’étire,
Et revient chargé d’espoir accroché à son fil de vivre.
Ici, pas de promesses, seulement du concret,
Des familles qui se relèvent quand le ciel devient épais.
Le fenua nous porte, le mana nous redresse,
Même quand le vent s’acharne, on avance sans faiblesse.
(Refrain)
Je suis fils du fenua, enfant de l’océan,
Le cœur taillé dans le courage, les pieds dans le sable blanc.
On plante pour demain, on pêche pour aujourd’hui,
Et nos ancêtres respirent encore dans chacune de nos vies.
Les montagnes nous observent, le lagon connaît nos noms,
Nos rêves prennent le large au rythme des pirogues en mission.
On ne vend pas nos âmes pour quelques billets de plus,
Notre richesse est sacrée, et ne s’achète pas non plus.
(Couplet 2)
Les touristes voient des plages, moi je vois des mains qui travaillent,
Des femmes et des hommes debout avant que l’aube s’installe.
Je vois des enfants grandir dans le respect transmis,
Chaque ancien est une flamme sur le chemin de nos vies.
Quand la tempête gronde, personne ne lâche le combat,
On rame dans le même sens, personne ne reste en bas.
La terre est notre mère, la mer notre enseignement,
Et le courage devient langue quand le destin devient violent.
Demain je dirai à mes enfants d’où l’on vient vraiment,
Que l’honneur pèse plus lourd que l’or entre les mains d’un vivant.
Tant qu’il restera des rameurs guidés par les étoiles,
Le fenua gardera son histoire gravée dans les voiles.
(Refrain)
Je suis fils du fenua, enfant de l’océan,
Le cœur taillé dans le courage, les pieds dans le sable blanc.
On plante pour demain, on pêche pour aujourd’hui,
Et nos ancêtres respirent encore dans chacune de nos vies.
Les montagnes nous observent, le lagon connaît nos noms,
Nos rêves prennent le large au rythme des pirogues en mission.
On ne vend pas nos âmes pour quelques billets de plus,
Notre richesse est sacrée, et ne s’achète pas non plus.
(Outro)
On ne cherche pas la gloire.
On demande seulement le respect de notre mémoire.
Car une culture qui garde son cœur… ne s’efface pas dans le noir. Allélou, Jahlove la famille