**(Couplet 1)**
Tu me regardes de haut, l’œil un peu méfiant
Parce que j'ai pris la place, celle du premier rang
Tu cherches le métal, les roues et le châssis
Mais comme je tiens debout, pour toi, je suis guéri.
Tu scannes ma démarche, tu guettes le faux pas
Pour toi, si ça ne se voit pas, c’est que ça n’existe pas
T’as le jugement facile, le "pauvre monde" au bord des lèvres
Mais ma fatigue à moi, c’est pas un manque de sève.
**(Refrain)**
C’est pas parce qu’il n’y a pas de roues que la route est facile
C’est un combat de l’ombre, une guerre pas facile.
Mon fauteuil est interne, il est fait de douleur
De brouillard dans la tête et de cris dans le cœur.
Arrête de croire que l’absence de béquilles
C’est un laisser-passer pour tes remarques qui vrillent.
**(Couplet 2)**
"T’as bonne mine aujourd’hui", la phrase qui assassine, qui peut baisser.
Comme si mon mal-être devait se lire sur mes lèvres.
Tu crois que je simule pour gratter quelques droits ?
Viens passer une heure dans mon corps, juste pour voir le poids.
C’est l’enfer du décor, le silence des organes
Pendant que dans ton crâne, les préjugés se pavanent.
Je ne demande pas de pitié, juste un peu de décence
Que tu ranges tes doutes et ton insolence.
**(Pont)**
Invisible, ça veut dire que je porte tout seul
Le fardeau que tu nies d'un simple clin d’œil.
On n’a pas tous besoin d’un moteur et de gomme
Pour être brisé par l'effort... simplement comme un homme.
**(Refrain)**
C’est pas parce qu’il n’y a pas de roues que la route est facile
C’est un combat de l’ombre, une guerre sous les cils
Mon fauteuil est interne, il est fait de douleur
De brouillard dans la tête et de cris dans le cœur.
Arrête de croire que l’absence de béquilles
C’est un laisser-passer pour tes remarques qui vrillent.
**(Outro)**
La prochaine fois que tu juges une place ou un rang
Souviens-toi que l'absence de fer n'empêche pas le sang.
Regarde un peu plus loin que le bout de tes certitudes...
L'invisible aussi a besoin de ta gratitude.
Et si un jour, toi aussi tu passe a l’invisible
N’oublie pas ce moment où je t’ai parlé de l’invisible.