[Intro]
(Une nappe de synthé qui s'étire, comme une lumière qui traverse le brouillard)
[Couplet 1]
(Voix feutrée, très intime)
Tu pars les mains vides.
Tes souvenirs pèsent déjà trop lourd dans tes os.
Tu t’enfonces dans la nuit,
Comme Une aiguille qui cherche l’anesthésie de trop ....
Pour oublier la morsure qui te bouffe...
A la recherche des chapitres sans nom.
Rester, c’était crever sous le poids de tes propres souvenirs..
Partir, c'est la seule façon de voir le monde s'ouvrir ...mmmmmmm
[Pré-refrain]
Tu te donnes à ľincertitude qui te tord les boyaux,
Plutôt qu'à la sécurité qui t’enterre vivante.
Ton instinct est un nerf à nu,
une pulsion sauvage, fini les âmes malaisantes.
Tu cherches ce point de rupture,
Que tous ces doutes enfin s'arrêtent .
Où le silence de la route devient plus fort que le vacarme dans ta tête.
[Refrain]
(Voix claire, haute et aérienne, pleine de réverbération)
Alors tu jettes ta vie sur ces routes qui ne mènent nulle part.
Les seuls chemins assez larges pour ton cri.
Ce frisson viscéral te sacre reine des errances,
On ne fuit pas l’horizon, on s’y perd par choix.
C’est l’urgence douce du vide,
Le seul endroit où tu respires....
sans demander pardon.
[Couplet 2]
Regarde la nuit qui s’ouvre,
elle ne te juge pas.
Elle te prend, comme on prend un corps usé.
Ta demeure n'est plus un lieu, c'est cette trajectoire.
Un phare au loin, un signal pour ton âme naufragée.
Tu n’as plus peur de te perdre,
[Pont]
(Suspension totale, comme si le temps s'arrêtait)
Le bitume hurle...
Le passé brûle...
Rien n'est figé.
[Final]
(Voix seule, diminuant jusqu'au silence)
Le moteur se tait.
Le livre est ouvert.
La page est blanche.
Et pour la première fois...
C’est toi qui tiens la plume.
Libre. Enfin.